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Question

La Gendarmerie royale du Canada assure des services de police et protège les Canadiens depuis 135 ans. Elle a donc constamment été un élément central de nos collectivités. Les Canadiens ont toujours pu se fier aux membres de la première ligne de la GRC pour veiller à leur sécurité, depuis les tous débuts, lorsqu’elle était une organisation paramilitaire mise sur pied pour faire régner l’ordre dans l’immense Ouest canadien, jusqu’à aujourd’hui, maintenant qu’elle est un service de police national et moderne.

De nos jours, la GRC se heurte à de graves difficultés. Entre autres, elle doit recruter de nouveaux cadets tout en faisant face à une concurrence réelle de la part des services de police municipaux et d’autres organismes de sécurité, qui ont clairement démontré leur intention de chercher à embaucher les postulants les plus prometteurs en leur offrant de meilleurs salaires et avantages. En outre, la GRC doit trouver le moyen de conserver ses membres chevronnés. De plus en plus, les piliers de l’organisation, c’est-à-dire les membres qui comptent de nombreuses années d’expérience et de sagesse, prennent leur retraite ou vont relever de nouveaux défis ailleurs, au moment où la GRC a le plus besoin de leurs talents et de leurs perspectives.

Compte tenu de ces difficultés réelles, le gouvernement du Canada avait indiqué vouloir contribuer à la solution. Entre autres, le Premier ministre a signalé qu’il fallait attirer et conserver les meilleurs postulants pour protéger les Canadiens. L’an dernier, le gouvernement a signé une entente importante avec les membres de la première ligne de la GRC pour leur donner la parité salariale avec les principaux services de police canadiens pour les trois prochaines années.

En dépit de ces engagements importants, certaines personnes au gouvernement fédéral ont proposé de revenir sur cette décision capitale, compromettant ainsi les progrès cruciaux accomplis pour que la GRC soit concurrentielle afin d’attirer et de retenir les meilleurs postulants pour protéger les Canadiens.

Les membres de la GRC comprennent les difficultés économiques importantes à l’échelle mondiale auxquelles se heurte le Canada. Mais, ils reconnaissent également que le service de police national du Canada
doit disposer de tous les outils et avantages nécessaires pour protéger les Canadiens. L’entente salariale signée, en vigueur depuis un an, est un gage de certitude et inspire de la confiance aux membres de la
première ligne de la GRC à un moment où le Canada a besoin de leurs services.

Les changements proposés ne touchent pas seulement les salaires. Ils portent atteinte au fondement même de la sécurité publique et de la protection des Canadiens. Sans les outils nécessaires pour se mesurer
aux autres services de police pour obtenir les meilleurs éléments, la GRC sera désavantagée pendant de nombreuses années et cela aura des conséquences graves pour la sécurité publique.

Le gouvernement du Canada peut prendre des mesures pour protéger l’intégrité de la sécurité des Canadiens. Les membres de la première ligne de la GRC demandent  seulement que l’entente signée
ne soit pas modifiée. Reconnaissant pleinement les difficultés économiques graves auxquelles le Canada fait face, les membres de la GRC se sont engagés à respecter la lettre et l’esprit de cette entente pour les deux prochaines années.

La GRC a été au premier plan de tous les événements importants de l’histoire du Canada. Depuis l’établissement dans l’Ouest jusqu’à la ruée vers le Klondike, en passant par l’application des lois fédérales d’un océan à l’autre, la GRC a toujours été un élément constant dans nos collectivités.

Aujourd’hui, le gouvernement du Canada doit s’interroger sur le rôle que jouera notre service de police national en matière de sécurité pendant le prochain chapitre de notre histoire.

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